Compte rendu de la 2ème conférence internationale sur l'énergie et l'environnement CIEE’2015

08-09 Juin 2015

L’unité de développement des équipements solaires UDES a participé à la 2ème conférence internationale sur l'énergie et l'environnement CIEE’2015, organisée par symbiose-Communication-Environnement en partenariat avec le Centre de Développement des Energies Renouvelables, le 08 au 09 juin 2015 à l’Hôtel Sheraton Club Des Pins, Alger.

Regroupant plus de 300 participants universitaires et 30 exposants , en présence du secrétaire général du ministère des Ressources en eau et de l’Environnement, M. El Hadj Belkateb qui a indiqué que les thèmes abordés à savoir les changements climatiques, les énergies renouvelables et la gestion des déchets industriels, sont d’une extrême actualité et représente une réalité qui demande une alternative stratégique, à savoir, le développement des énergies renouvelables, la promotion de l’efficacité énergétique et des technologies propres, la rationalisation de la gestion des ressources en eau, la modification des pratiques culturales et l’introduction des normes d’émission au transport…etc.

De son côté, M. Samir Grimes, responsable au ministère des Ressources en eau et de l’environnement s’est montré très sceptique à l’égard du sujet lors de la première conférence plénière. L’expert en biodiversité marine a rappelé que l'Algérie n'est pas responsable de ces changements climatiques.Il a souligné que le réchauffement climatique provoque des évènements climatiques extrêmes tel que, sécheresse récurrente (vagues de chaleur), fortes précipitations (inondations)...etc. Aussi un impact sur la biodiversité marine comme par exemple le déplacement des pathologies subsahariennes vers le Nord tel que le paludisme et le développement de maladies à transmission hydrique (typhoïde, hépatites virales, etc.), la prolifération de certaines d’espèces marines responsables du phénomène des eaux colorées sur la côte algérienne menacée d’inondation et d’érosion.

De nombreuses conférences scientifiques passionnantes, appelées à décrypter et analyser la problématique liée aux enjeux environnementaux,ont été présentées ensuite par des experts internationaux comme, Dr. Andreas Huber, l’un des fondateurs de Desertec, le professeur Thomas Stocker,expert suisse en physique climatique et environnementale qui a précisé dans sa communication intitulée «changement climatique : trop tard pour 2 degrés ? » que la bataille contre le changement climatique n’est certes pas encore perdue, mais chaque année sans réduction des émissions va rendre les choses plus difficiles», avertit-il. « La limite de +1,5 °C d’ici à 2100 est déjà illusoire. Et, au rythme actuel des émissions, le plafond des +2 °C sera dépassé en 2027! Plus on attend pour agir, plus les fenêtres possibles pour limiter les dégâts se fermeront » a-t-il ajouté.

Thomas Stocker, a fait part d’un modèle de simulation climatique régional de haute résolution destiné à l’Afrique. Le modèle a pour but de produire des scénarios de changements climatiques futurs sur la région et apporter ainsi, plus d’informations sur le changement des précipitations.

De son côté, l'expert en transition énergétique, Tewfik Hasni, a exhorté les parties concernées à « réduire les consommations de gaz sur le marché national, qui a atteint un niveau que l'on peut qualifier de gaspillage » a-t-il indiqué. «Si on reste dans le scenario « laissez-faire » qui ne colle à aucun modèle de consommation, on atteindrait 68 milliards M3/an en 2020 et 113 milliards M3/an en 2030 dont 32 milliards M3/an en 2020 et 85 milliards M3/an en 2030 pour la génération électrique »tranche-t-¬il, Une rationalisation par la réduction du gaspillage actuel permettrait d’envisager une réduction de la consommation électrique et réduire ainsi la consommation du gaz pour la génération électrique à 60 milliardsM3/an. Hasni a expliqué qu’il faudrait faire la transition énergétique rapidement vers l’électricité solaire pour les besoins électriques de même pour l’exportation, de suivre la stratégie de transition énergétique Européenne qui prévoit l’augmentation de la part de l’électricité de 80% d’ici 2040.

Quant au directeur du Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER), Noureddine Yassa, il a donné d’amples informations sur les perspectives de développement des énergies renouvelables en Algérie par rapport à l’ambitieux programme national de développement des énergies renouvelables qui vise à installer une capacité de 22 000 MW en énergie renouvelable en majorité solaire et éolienne à l'horizon 2030. Ce qui couvrirait, selon lui, le tiers de la consommation en énergie électrique domestique.

On notait la présence d'intervenants inédits comme Madame l’Ambassadrice de Suisse en Algérie, Mme. Muriel Kohen Berse, l’Ambassadrice du Royaume Uni des Pays-Bas Mme Willemijn Van Haaften, et de l’Ambassadeur de la République d’Allemagne, M. Götz Lingenthal.


Promouvoir la valorisation des déchets ménagers tout en encourageant la création d’emplois

Lors de la 2ème conférence internationale sur l'énergie et l'environnement, des experts ont appelé, à multiplier les initiatives citoyennes en matière de gestion et de valorisation des déchets ménagers pour développer cette filière industrielle naissante en Algérie.
Le directeur du projet R20 Med, Rachid Bessaoud, a indiqué que L’amélioration de la gestion des déchets ménagers à Oran, et la promotion de la pratique du tri sélectif et la favorisation du recyclage des déchets secs, sont des initiatives engagées par des organisations non gouvernementales (ONG) R20 Med à Oran, Indjaz El Djazair à Alger et Taourirt à Tizi-Ouzou.
L’initiative se voulait une occasion d’agir contre le fléau de l’insalubrité qui menace la santé publique, de mobiliser la population et de permettre un échange sur les meilleures pratiques en termes de gestion des déchets en mettant l’accent sur le traitement à la source à travers le tri sélectif.
De son coté, le représentant de l'Association internationale des déchets solides (Iswa), Jean-Paul Leglise, a recommandé l'adoption d'une "approche ascendante" (Bottom-up) pour instaurer une industrie forte dans le domaine de traitement de déchets.
Le directeur du EIC ,Christophe Blavot, a plaidé pour le développement des "technologies de rupture" il a mis l'accent sur la place que doit occuper le traitement des déchets ménagers dans l'écologie industrielle et territoriale et à renforcer le mix énergétique par le traitement de déchets par gazéification.



        

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